Affaire judiciaire

Procès de Jacques Fesch : 3 avril – 6 avril 1957

Jacques Fesch lors de son procès au palais de justice de Paris en avril 1957.

L’histoire de Jacques Fesch demeure indissociable de l’affaire judiciaire qui s’y rattache : elle constitue à la fois le début de son retentissement, marque l’ampleur de son écho public et signe par voie de conséquence la fin de sa courte existence puisqu’elle décida de son sort. Avant d’être l’histoire de la fulgurante et exemplaire conversion d’un jeune homme, l’histoire de Jacques Fesch est en premier lieu une affaire judiciaire avec comme point ultime son procès qui se déroula au palais de justice de Paris pendant quatre jours, entre le 3 et le 6 avril 1957. Les charges retenues contre lui par la cour d’assises de la Seine sont extrêmement lourdes : pour le braquage de l’agent de change, Monsieur Silberstein, suivi du meurtre de l’agent Vergne, c’est  la peine capitale qui l’attend.

Procès Fesch : Maître René Floriot, avocat de la partie civile, à droite.

Texte sur le déroulement du procès en cours de rédaction.

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Procès Fesch : plaidoirie de Maître Paul Baudet, avocat de Jacques Fesch. A la barre, le docteur Paul, médecin légiste.

 

Le procès se produit dans un climat détestable auquel vient s’ajouter une forte impression de spectacle, où tout semble joué d’avance. Les proches de Jacques Fesch sont victimes de la vindicte populaire et subissent un véritable harcèlement moral; la majorité de la presse mène une campagne orientée et caricaturale voire calomnieuse. L’opinion publique, entretenue par les articles des journaux, est ouvertement pour l’exécution de Jacques. Les syndicats de police font pression dans ce sens. Ils menacent de compromettre par la désertion de policiers la future visite de la reine d’Angleterre. La police exige pour l’exemple l’exécution de Jacques.

Marinette Polack et sa fille Pierrette Fesch à l'arrière-plan lors du procès.

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Le père de Jacques, Georges Fesch, accablé, assis sur un banc dans une galerie du palais de justice lors du procès.