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oct 01

Anniversaire du retour à Dieu de Jacques Fesch

Il y a une soixantaine d’années, le 1er octobre 1957, périssait sur l’échafaud, un jeune condamné à mort de 27 ans, un jeune chrétien en union avec Dieu : Jacques Fesch. Il y a environ deux mois, le 2 août 2018, l’Église reconnaissait publiquement, « à la lumière de l’Évangile », le caractère « inadmissible » de la peine de mort « car elle attente à l’inviolabilité et à la dignité de la personne » . En ce sens, à l’initiative du pape François, la Congrégation pour la doctrine de la foi a modifié l’article 2267 du Catéchisme de l’Église Catholique. Celle-ci « s’engage de façon déterminée, en vue de son abolition partout dans le monde ». Dans son « Discours aux participants à la rencontre organisée par le Conseil Pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Évangélisation » du 11 octobre 2017, le Pape déclarait :

« On doit affirmer avec force que la condamnation à la peine de mort est une mesure inhumaine qui blesse la dignité personnelle, quel que soit son mode opératoire. En décidant volontairement de supprimer une vie humaine, toujours sacrée aux yeux du Créateur et dont Dieu est en dernière analyse le véritable juge et le garant, elle est par elle-même contraire à l’Évangile .Jamais, aucun homme « pas même le meurtrier ne perd sa dignité personnelle car Dieu est un Père qui attend toujours le retour du fils qui, conscient de ses erreurs, demande pardon et commence une nouvelle vie. Ce n’est donc à personne que peut être enlevée non seulement la vie, mais la possibilité d’un remords moral et existentiel, qui le réintègre dans la communauté. »

NOUVELLE FORMULATION DU N.2267
DU CATÉCHISME DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE
SUR LA PEINE DE MORT

 

Peine de mort

2267. Pendant longtemps, le recours à la peine de mort de la part de l’autorité légitime, après un procès régulier, fut considéré comme une réponse adaptée a la gravité de certains délits, et un moyen acceptable, bien qu’extrême, pour la sauvegarde du bien commun.

Aujourd’hui on est de plus en plus conscient que la personne ne perd pas sa dignité, même après avoir commis des crimes très graves. En outre, s’est répandue une nouvelle compréhension du sens de sanctions pénales de la part de l’État. On a également mis au point des systèmes de détention plus efficaces pour garantir la sécurité à laquelle les citoyens ont droit, et qui n’enlèvent pas définitivement au coupable la possibilité de se repentir.

C’est pourquoi l’Église enseigne, à la lumière de l’Évangile, que « la peine de mort est inadmissible car elle attente à l’inviolabilité et à la dignité de la personne »[1] et elle s’engage de façon déterminée, en vue de son abolition partout dans le monde.

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[1] François, Discours aux Participants à la Rencontre organisée par le Conseil Pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Évangélisation, 11 octobre 2017.

Source : http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_20180801_catechismo-penadimorte_fr.html

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